fredleborgne.pleindepages.fr

bathap.gif

Mardi 27 juin 2017

Accueil

Livre 1 et 2

Livre 3 et 4

Livre 5

Nouvelles

Engagez-vous

Téléchargement

Liens

Annonce

Vive le libre

Archives

 

Admin

Articles

Macron piège à cons !

Giflé ou pas ?

Dois-je supporter le prosélytisme de ceux qui prônent la tolérance à leur égard ?

Un livre "Doré" sur tranche"

Tsahal à la niche

La maltraitance des personnes agées

Grosse fatigue

L'ère de la peur ?une nouvelle ère ?

Gare à l'émotion

Peut-on se révolter sans violence ?

Salon du Livre à Niort - J'espère bien en être

Coups de gueule sur Atramenta

Migrantophilie d'état : c'est déjà fini !

Je maudis hollande et les enculés de la repression routière à outrance

Migrantophilie : les artistes vautours

Bye Bye Pays de merde !

Une alternative à la peine de mort

Un petit like pour facebook et autres réseaux sociaux.

Qui était Chantal Malignon ?

Non au série-torpillage !

Webdisséminons

Rendre l'Ukraine à la Russie ?

Mea Culpa

Internet : un déversoir de brutalités et de haine

Niquer le blocus de "La Tortue"

La Loi Pinel aujourd'hui dans notre cul !

Mais qu'elle est conne !

Touche pas à mon code pénal

Pour l'application réelle et durable d'une laïcité au service du peuple

La chasse aux sorcières complotistes est ouverte

Le droit de blasphémer

Bye Bye Charlie. Et t'inquiète pas, tu ne manqueras à personne.

Un pigeon djihadiste attente à l'image présidentielle durant la Charlie Parade

J'emmerde les religions !

Mes nouveaux ennemis inconditionnels

Pauvres Charlies

Surtout, ne pas récupérer Charlie Hebdo

Le maire d'Angoulême met ses SDF gênants et alcoolisés au banc sec

Mammie Loto s'est évadée pour Noël

Lutte contre le racisme et l'antisémitisme érigé en cause nationale

Anti-féministe primaire

T'es encore là Rachid ?

La Grande Guerre pour retrouver "confiance en nous"

Mammie Loto bientôt en prison de retraite ?

Pourquoi je n'achèterai pas Huawei !

Résidences secondaires taxées :: la pause fiscale n'aura pas duré

Les portables de la honte

Le chômage de très longue durée explose

Et si on volait les morts ? Vous n'oseriez pas, le gouvernement va le faire !

Conquête de l'espace : le prix du sang

L'invasion des grenouilles

La dernière provoc de Pierre Gattaz

6 français sur 10 sont des grosses merdes

Des barrages privatisés ?

«Que chacun soit conscient que nous sommes dans une société violente, inflammable»

Un barrage sans retenue

Académie Balzac - Les dessous de la Push Réalité

Académie Balzac - Bon pet, Pierre Paul

Académie Balzac - La nouvelle donne

Il faut travailler pour vivre et non vivre pour travailler

2 critiques qui font chaud au coeur

Mahiedine Mekhissi et la médaille d'or au 3000 mètres : qu'il aille se faire voir chez les grecs

27 pilotes de chasse israéliens refusent de bombarder les civils palestiniens !

Comment être moins con qu'un raciste à peu de frais ?

Je quitte facebook aujourd'hui

Merci Philippe D

Contre la pub

Philippe Devos et la leçon à tirer des Européennes 2014

Démocratie Réelle Censurée

In Libro Veritas version 3.0

Démocratie Réelle Paris Maintenant contre Démocratie Réelle

Découvrir Démocratie Réelle en vidéo

Le Grand Jour de la Faux Soyeuse

Théorie du genre et homophobie, nouvel arsenal fléau et liberticide

Couacs dans les gazouillis français

Peillon au piquet

J'emmerde Najat Vallaud Belkacem

L'incommensurable fiasco de M.Valls

Merci Dieudonné

Non M.Arno Klarsfield

Le rapport Bonnell

Démocratie Réelle, c'est parti !!!!!!!!

La grande victoire de Dieudonné.

Peuple Socialiste, prends le pouvoir ou perds tout

Et pour 2014 ?

Affaire Dieudonné : mais à quoi sert la justice ?

Lettre ouverte à Christophe VANHUYSE, ex-gestionnaire de mon assurance-vie

"Petites gens" de Claudine Lux

Non à un acte de guerre contre la Syrie

Que les stigmatisés baissent le doigt

Un défilé militaire au rabais

Un président normalement constitué_ consti_ con !

Tout sur mon cul

Merde à la lipposuccion socialiste

Une vague d'indignation contre la taxe LESCURE

On vous suit de très près...

Faisons de Notre-dame des Landes le Stalingrad des vautours mondialistes

Mariage homosexuel : quand égalité de droits peut devenir abus...

Un ebook gratuit à large diffusion

Abeilles de Jacky Fils second gagnant du concours Atramenta

Préparez-vous au bank run du 21/12/2012

Messieurs les riches, vous pouvez vous casser !

Exilés fiscaux : faut-il acheter pour leur profit ?

C'était déjà idiot comme site...

Ecoeuré

Analyse surprise du Top 20 d'Atramenta

La France bâillonne les candidats indépendants aux législatives

Lettre de licenciement de Nicolas SARKOZY

Urgence AGORAVOX

Tous contre ACTA (Vidéo)

La camisole des anges

Gens de droite - Gens de gauche

Un nouveau Robin sur la Toile

Quand Robin des Bois s'indigne...

Le manifeste des femmes

Nous sommes tous des veaux qu'on égorge !

Nous sommes tous des Bayonnais !

Du Boycothon au "Black March"

Rémi Ochlik

De l'horreur au quotidien

Le 21 décembre 2012, ça va fuiter ! Vous êtes Anonymous ! Nous sommes Anonymous !

Zidane est-il con comme une bite ?

"Intouchables" à la poursuite des chtis.

Aujourd'hui, les travailleurs grecs victimes du FMI

La vérité... vous allez vous emmerder

Foutre la paix à "Intouchables"

Plongée dans l'infamie d'ubu

La vérité si je mens 3 : la comédie la plus entendue de l'année.

Il était une fois un abribus

Megamorano.com

Les révoltés qu'on nous cache

La guerre du Net devient visible

Les entreprises françaises qui soutiennent la SOPA

Déclaration de souveraineté populaire

Message des indignés

Bonnes Fêtes

Quand la perméthrine tue les chats et la liberté d'expression

Urgence quotidienne

Traduction CR 17 novembre Occupy Wall Street

Appel citoyen d’Occupons la Défense

Les indignés sont toujours à La Défense

Le site des indignés de la défense

Les indignés à la Défense

Le droit des peuples

Lisa est orpheline

Affaire DSK - Jusqu'à la lie

Dennis Ritchie est mort

Affaire DSK : et si la vérité était ailleurs

Les fantômes de l'internet

L'appel de HLM

Je suis mécontent de bâti-renov

La révolution à la française : appliquons le droit de grève individuel à deux

Vite fait - Respire

Le libre manque t-il d'entrepreneurs ? En voici un nouveau

2011 : La facture sociale

Wikileaks, Loic et le "Grand Foutoir"

Cantona et l'effet de masse

Affaire Houellebecq : Merci au Post

Affaire Houellebecq : Le monde de l'édition se couvre de honte.

Affaire Houellebecq : et la suite ?

La "Règle du jeu" : Nid de pions

Affaire Houellebecq. L'enfumage d'Emmanuel Pierrat

Bruno Krol ; très vite, très court

Affaire Houellebecq : un excellent point de situation de Nicolas Gary

Ce ne sont pas des pédophiles mais ils sont agaçants

L"affaire" Houellebecq" rebondit : la "carte et le territoire" en libre accès sur Internet

Transfert de domaine _- interruption du site

Opération "faites sauter la banque"

Libre de créer, rêver, apprendre, donner...

Vous avez demandé la liberté d'expression ? Ne tweetez pas...

Absence sur ILV

Opération Wicked sur ILV

C'est dimanche

Comment l'histoire se réécrit chaque jour...

Thierry Mulot dédicace...

Ces industriels qui n'aiment pas le prêt

Droit du travail : Les précaires n'ont droit que de se faire enfumer

Besoin de rire

Bienvenue à ceux qui arrivent via Lepost.fr (et aux nouveaux lecteurs)

La "censure de précaution"

Manif au pays des Bisounours

Donnant-prenant-crachant

Pourquoi ne pas sécuriser sa ligne internet

Gadjo : Frédéric Mitterand n'en parlera pas

Patrimoine en péril

Faut-il avoir peur d'HADOPI

Flammarion soutient houellebecq et préconise le vol des anonymes

Houellebecq pirate du Net ?

Le Loup bientôt reconduit à la Frontière

Jailbreakons !

Vous reprendrez bien une couche de ridicule ?

Cathyleen est partie

Encore un article censuré : Polanski peut-il rentrer en France ?

Contrôle Permanent VS Grand Foutoir

Préparez vos vacances

Outrage aux libertés fondamentales

Une riche actualité...pauvre de nous !

Salaber contre-attaque

Il pleut sous nos képis

Protection des oeuvres sur ILV

Excuses aux lecteurs assidus

L'édition équitable face au marché traditionnel du livre

BHL fait des botulises sur la Règle du Jeu

Identité Nationale : un débat qui pue

Un petit message

Inégalités médicales

L'impossible protection Wifi de sa box

Confession d'un pédophile : l'impossible filtrage du net

Soutien au Casseroles DAY

Deux articles sur le post

Encore et encore

Chasse au trésor

Publicité : M6 nous impose une nouvelle torture

Pas de nouvelle, mauvaise nouvelle.

Disparition passée à la trappe

Sarkozy va annoncer deux nouvelles gabelles pour Internet au nom de la création artistique.

L'affaire des 94 millions de vaccins : et si tout était faux ?

Bono : Quels moyens contre le piratage ?

Véhicules brûlés pour la Saint-Sylvestre : ce soir, on vous met le feu

Inactifs aujourd'hui, radioactifs demain !

Lettre à Monsieur Polanski

Perpète pour 360 000 euros

ACTA : Nicolas Dupont Aignan pose les questions qui fâchent

Petit barbecue entre amis

Vers l'enfermement des SDF

La justice recule en Grande Bretagne

Un petit coup de blues ?

La pauvreté

Désobéissance civile ou droit d'expression ?

ALBANEL : Le retour

Non non non et NON !

Internet mis au pas par l'OMC ?

L'ACTA kesako ?

Comment fonctionneront les miliciens d'HADOPI ?

Mr Benjamin BAYART au Bistro du Libre

Annonce

La Bataille HADOPI

Vietnamisation

Incognito : la mouche du coche

Et voici venir la peoplesphère

Les mensonges d'HAdopi

Les internautes insultés

Mission création et internet : sensible

La neutralité du Net

Pensées de la SNAC

Le Pacte pour les Libertés Numériques

Quelques principes de manipulation

HADOPI : un combat sans merci

Calendrier

LunMarMerJeuVenSamDim
29 30 31 1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 1 2

Les lacets rouges

C'est bientôt Halloween.

Je ne le fête pas, mais, pourquoi se priver d'un certain genre d'histoires.

C'est avec plaisir que je copie/colle ici un texte de Cecile Bramafa

Cliquez sur le tire si vous souhaiter lire l'oeuvre sur Inlibroveritas, et pourquoi pas, laisser un commentaire


Les lacets rouges


Un pansement sur une hémorragie. Un cautère sur une jambe de bois. Rien à faire. Quoi que je fasse, c'est inutile, futile, vide… Autant parler à une fourchette. Je suis comme ce fou qui se cogne encore et encore contre un mur de béton pour infliger une bosse à l'inerte ennemi. Je sais que je n'obtiendrai qu'un creux, qu'un vide. Ce que je fais ne sert à rien, c'est un non-sens, mais je n'ai pas d'autre choix. Alors, je continue, absurdement, follement.

Tout ça, c'est la faute des lacets rouges. Ces filaments de sang qui s'enroulent tels d'obscènes lombrics dans d'aveuglés œillets. Ils me narguent. Dès que j'aperçois un couple de ces parasites silencieux, en effet ils ne sortent qu'à deux, je tente de me retenir. Je regarde ailleurs, chantonne une comptine enfantine pour penser à autre chose, mais non, je ne peux pas… je dois les détruire. Sinon, ils viendront pendant mon sommeil, rampant sans bruit, se faufilant par le trou de la serrure ou s'immisçant sous ma porte. Ils glisseront sur le parquet et profitant de l'inconscience de leur victime, s'insinueront en moi, par une narine ou une oreille. Une fois introduit, le parasite se développera, bien au chaud. Il pourra alors se livrer à l'orgie tant espérée, dévorant ma chair, festoyant de mes entrailles. Pour me protéger, honteusement, je m'enfonce chaque soir du coton dans chacun de mes orifices, bouchant mes oreilles et mes narines pour empêcher l'infâme créature de s'introduire en moi. Je pose un masque sur ma bouche et dois-je l'avouer, je place aussi une couche comme celle d'un bébé, trop serrée… parce que oui, ils peuvent aussi passer par là.

Face à cet ennemi redoutable, je n'ai d'autre choix que de les détruire lorsque j'en croise un. Au départ, j'ai bien tenté de ne m'attaquer qu'à eux.
Je marche dans la rue quand soudain j'aperçois les choses, larvées contre une croûte de cuir. Mes yeux rampent le long de la jambe et découvrent une jeune fille. Ses cheveux sont noirs, lustrés, encadrent un visage blafard. Le parasite a déjà ôté de ses traits toute couleur, toute vie. Je me rue sur la victime, pour la délivrer. D'une main je la maintiens au sol, et de l'autre, je tente de décrocher les monstres de leur présentoir sur talon. Mais l'hôtesse vampirisée, ignorante des multiples viols nocturnes dont elle a pourtant subi l'affront, défend les agresseurs. Il est même possible que les viles créatures aient déjà grignoté ses neurones. Elle crie, appelle à l'aide et forcément, pour les passants voyant un homme maintenant à terre une frêle adolescente, le sauveur passe pour un coupable, et me voilà devant me défendre à mon tour. Inutile de tenter d'expliquer la situation. Je n'ai d'autre possibilité que de me sauver, malgré la vue de mes ennemis qui se frisent en une boucle moqueuse. Je vous aurai…

Les sangsues causent d'irrémédiables dégâts. Leurs victimes sont en fait déjà condamnées, leur cerveau ressemble probablement à du gruyère. Il est assez peu charitable de laisser ces pauvres âmes souffrir ainsi, endurer une longue et inexorable agonie. Oui, il serait plus humain de les euthanasier. Et puis, une fois l'hôte délivré de cette vie de souffrances, je pourrai librement détruire les démoniaques vers. Deux bonnes actions en un seul acte.

Je me suis équipé d'une barre de métal, lourde et glaciale qui pèse dans ma main et que je camoufle sous un imperméable gris. Je sens la dureté de la justice le long de mon flanc, à travers le tissu de ma chemise hawaïenne. Je traque l'ennemi, m'engouffre dans la noirceur sombre d'un tunnel de métro. Mon regard scrute le sol, traque leurs courbes écarlates. Enfin, j'en aperçois une paire. La victime est un homme d'une trentaine d'années. Il porte un accoutrement verdâtre qui me confirme la détérioration des capacités intellectuelles du pauvre condamné. Je suis discrètement le trio, toujours à bonne distance, surveillant bien que les deux parasites ne m'ont pas repéré et qu'ils ne tentent aucune fuite. Il serait en effet bien difficile de les débusquer s'il leur prenait l'envie de se détacher et de se glisser dans une bouche d'aération ou sous des semelles innocentes. Nous arrivons au pied d'un escalier. Un silence solennel se répand autour de nous. L'air se fige, tue toute rumeur: c'est le moment. Je me jette sur l'hôte, ma main armée au-dessus de ma tête, mes yeux fixant toujours les deux choses grouillantes. J'abats mon bras. Un son creux et visqueux résonne, bientôt suivi par le bruit mat d'un corps chutant au sol. Curieusement, mes deux ennemis n'ont pas changé de position, trônant toujours sur des chaussures perpendiculaires au sol. Je relève les yeux et découvre l'homme vampirisé toujours debout. Il est comme statufié. Soudain ses yeux s'écarquillent, un grand sourire fend alors son visage blême. Sa bouche forme un "Merci".
Hein??? Ses mains se lancent vers moi, m'accrochent les épaules et m'entraînent vers lui. Il m'oblige avec force à un câlin curieux, me colle à lui en une étreinte absurde.
Des voix se font entendre, nous encerclent de leur brouhaha. Bientôt des mains tapent. Lorsque j'arrive enfin à me dégager de la prise de ma victime, je vois des passants qui applaudissent. Certains lancent même des bravos. Je crois que les parasites ont attaqué davantage de personnes que ce que je pensais. Je baisse le regard, gêné par cette exposition impudique de tant de folie.
Je découvre alors un corps. Au milieu du cercle improvisé, un jeune homme est étendu, son crâne est ensanglanté, sa main tient un couteau. Dans la foule toujours enthousiaste, j'entends une femme crier: "Bravo Monsieur! C'est comme ça qu'il faut traiter les voleurs!" Voilà qui doit bien amuser les lacets rouges…
Je réussis à m'extraire des manifestations un peu trop affectueuses de ma victime ratée et m'enfuis, rouge de honte devant un échec aussi cuisant.

Je décide de changer de méthode d'exécution, histoire d'être certain de ne pas tuer un passant innocent ou même l'agresseur d'une de mes victimes. Je vote pour l'étranglement. J'achète une paire de gants noirs et une poupée gonflable. Tout excité, je cours me réfugier chez moi et entreprends de redonner forme à Claudine, ma nouvelle amie. J'enfile les gants. Tout est prêt… Je maintiens mon assistante debout en l'appuyant contre l'armoire de ma chambre. Je recule puis mime un passant, concentré sur son téléphone portable. Arrivé à la hauteur de la belle blondinette, je m'abats sur elle, mes mains serrent le cou de plastique. Claudine semble surprise par cette soudaine agression. Je serre encore plus fort et sans me déconcentrer, je lui explique qu'elle est porteuse d'un grand mal et que je suis là pour la délivrer. Je suis ennuyé, je ne sais pas combien de temps je dois serrer.
Au bout de quelques minutes, je lâche le corps inerte et me jette sur ses pieds. Les deux morceaux de laine que j'ai placés pour mon entraînement, m'attendent, silencieux. Je sors de ma poche une paire de ciseaux de couture et entreprends de massacrer les viles créatures. Je coupe et coupe encore, transformant ces spaghettis en confettis de nouille. Mon œuvre terminée, je m'assois au sol, essoufflé mais satisfait: cette fois, je suis vraiment prêt.

Je commence une nouvelle chasse. J'erre dans un parc public. Je sens le poids rassurant des ciseaux dans la poche de mon imperméable. Je suis un peu anxieux mais le sourire charmant de Claudine me redonne du courage. Je repense avec émotion à notre nuit d'amour. Elle aime les héros, les hommes courageux et désintéressés. Je crois qu'elle a raison. C'est ce que je suis.
Une heure plus tard, je repère enfin un homme parasité. Il s'agit d'un joggeur qui entreprend une série de tours du parc. Voilà qui devrait me faciliter la tâche. Les lacets rouges bondissent à chaque foulée, dansant et remuant de manière régulière. Je me camoufle derrière un journal à chacun de leur passage. Je ne doute pas que mon visage est désormais connu par mes ennemis, mes deux tentatives avortées m'obligent à prendre des précautions supplémentaires.
Je décide d'agir, mais je m'inquiète. Alors que chaque tour prend environ dix minutes, je ne vois pas reparaître ma victime. Peut-être ai-je laissé échapper ma chance? A-t-il mis fin à sa course? Je marmonne en moi-même quand soudain, je l'aperçois au loin. Il court beaucoup plus vite, semble particulièrement pressé. Je marche dans l'allée, me laisse dépasser par l'homme habité.
J'entends des bruits au loin mais ne me laisse pas déconcentrer. Je m'élance vers lui, profitant de l'effet de surprise pour l'amener au sol, sur une pelouse bordant le chemin de terre. Je suis à la vue de tous ici, mais il se débat déjà, m'empêchant de l'entraîner dans un lieu plus abrité des regards. J'utilise mon poids pour le maintenir au sol et mes mains cherchent le cou. Enfin, elles le trouvent et commencent à serrer. Il se débat, les lacets rouges doivent lui communiquer leur force car malgré mon gabarit imposant, je peine à maintenir ma fatale étreinte.
A nouveau des voix résonnent autour de moi. J'entends "Il est là!" lancée par une voix féminine, affolée. Arrivent deux policiers qui se jettent à leur tour sur ma victime, m'obligeant à relâcher ma prise et à me reculer. L'un des hommes en bleu lui passent des menottes. Les lacets me font une boucle d'œil. Je proteste, bien décidé à ne pas à nouveau laisser échapper ma proie. Mais la jeune femme hurle déjà, couvrant mes mots. Elle se rue sur le joggeur, le frappant au visage, criant "C'est lui, il m'a agressée!" Le deuxième policier s'approche de moi et en me tapant sur l'épaule me lance: "Merci Monsieur pour votre intervention. Vous êtes un honnête homme! Sans vous, nous ne l'aurions pas attrapé."
Non! Les lacets me narguent à nouveau. Hors de question qu'ils m'échappent encore une fois. Je saisis les ciseaux qui remuent dans ma poche, mus par l'impatience et la frustration. Je fonce à terre, aux pieds de l'homme appréhendé et je massacre les lacets. Je coupe, arrache, je suis comme une bête obsédée par son but. La stupeur empêche les policiers d'intervenir. Elle me laisse le temps de remplir, enfin, ma mission.

Je suis bien ici. Dans ma chambre, on a rembourré les murs, ils sont couverts de coussins blancs qui empêchent ces parasites de m'approcher. La porte est toujours fermée par d'énormes loquets. Il n'y a pas le moindre espace sur le pas de cette porte…
Ah! Ah! Je vous ai eus! Impossible pour vous de venir vous venger! Je vous ai bien eus!
Reste seulement le problème des papillons de nuit... Mais ça, c'est une autre histoire...

Dernière modification le : 24/10/2010 @ 01:24
Catégorie : LIBRE

Spécial

Dernière mise à jour le 25/03/2016


NON à Valls, Belkacem et Rebsamen ! Merde à Hollande et à l'UMP...

Merde à la haute finance et ses putains de vautours assassins!

STOP ACTA





Notre amie Cathyleen reste dans nos coeurs.

Infos site

Webmaster :
Fredleborgne

Envoyer un message


Vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données qui vous concernent (art. 34 de la loi "Informatique et Libertés" du 6 janvier 1978) en écrivant au webmaster.

Déjà 823148 visites
depuis le 13/09/2009

Sondage

Quelle rubrique préférez-vous ?

Mes articles

Les CP d'Odebi

Les nouvelles

Les auteurs libres

Mes petits écrits

Résultats

Haut

Site créé avec Phortail 2.0.9
PHP version 5.2.17